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Il était une école où les enfants aimaient lire, écrire et compter…mais ils pouvaient aussi se transformer en diablotins qui mettaient parfois les nerfs de leurs parents en torture. Ils aimaient bouger, découvrir, explorer, ne pas avoir envie de manger les menus préparés par maman ou de respecter les horaires de coucher imposés par papa. Ils réclamaient des histoires, encore et encore… Un jour leur maitre Tugdual, blagueur et facétieux, leur proposa une véritable idée à laquelle ils ne crurent pas tout de suite. « Je vais réserver un car qui vous conduira dans un endroit magique où les enfants côtoient des korrigans, des elfes et des héros de contes. » Son idée fut instantanément accueillie par des cris de joie, mais aussi des doutes. Il allait falloir dormir loin de la maison. Avec sagesse, ils dressèrent la liste des choses à mettre dans le sac de voyage et furent prêts pour le départ.
Là-bas, ils firent la connaissance de Papy Machin et Mémé Truc qui leur contèrent les ruses les plus drôles de Bretagne. Il était question de bossus, de petits lapins, de korrigans qui ne connaissaient pas tous les jours de la semaine, de Pierrick qui avait désobéi à sa grand-mère…
  L’après-midi même, ils arpentèrent les falaises sauvages où la bruyère danse au gré du vent et accueille la mer qui se fracasse tout en bas contre les rochers. C’est là, au sommet, qu’ils durent affronter leur premier problème. Il fallait avancer sur le sentier qui caracole en surplombant l’à pic et veiller à ne pas écraser les créatures féériques cachées dans les herbes. Nos élèves, si sages, ne rencontrèrent aucune difficulté et eurent plaisir à chercher des traces de pas, des habitations d’animaux insolites, humer le parfum des arbustes en fleurs. Hum, l’ajonc sent si bon la noix de coco !  

Laurence et Philippe , les animateurs du centre, derrière leur air étonné, se félicitaient d’accueillir des enfants aussi parfaits.

Durant les temps de repas, il fallait goûter à tout. Les desserts des enfants n’étaient pas aussi bien présentés que ceux des adultes, et de plus personne ne put échapper à la mastication des légumes.  Les enfants relevèrent assez facilement le défi, ensorcelés par les airs de guitare et la bienveillance de Micha.

Après le déjeuner, Juliette, pour les récompenser, leur proposait des jeux qu’ils accueillaient à grands cris de joie.

L’histoire aurait pu s’arrêter net dans les chambres où on exigea rangement et calme. Mais une fois de plus, les farfadets finirent par s’endormir, en scrutant le plafond tout en couleur de lune, espérant y découvrir le reflet du monde merveilleux des korrigans ou korriganettes.

Comme la nuit s’était relativement bien passée, il fut permis aux enfants de réaliser la suite du programme.

Alors, on put les observer scruter, fouiller, courir, s’élancer, sauter sur les rochers de Gwin Zegal, à la recherche des petites bêtes marines : bigorneaux, chapeaux pointus, lièvres ou étoiles de la mer. Chacun repartit avec dans sa poche un trésor, un coquillage plus précieux qu’un diamant, une algue qu’on fit sécher comme de l’or, toutes ces choses qu’on ne trouve dans aucun magasin de souvenirs ! Nouvelle gageure réussie car personne ne déroba l’élément interdit : le galet. Décidément, ces enfants étaient incroyablement obéissants !

 

Enfin, ils eurent le droit à dernier conte, celui de la Cité d’Ys édifiée en pleine mer par le Roi Gradlon qui ne refusait aucun caprice à sa fille Dahud. C’est à ce point du récit que Tonton Coquille invita les enfants à construire la forteresse d’Ys, en laissant libre cours à leur imagination. Chaque équipe se surpassa et présenta son architecture avec fierté.

Voilà comment donc, Emilie et Ludivine de Prat, Tugdual et Isabelle de Penvénan, raccompagnèrent, avec fierté, leurs élèves jusqu’à leurs parents.

Depuis ces deux jours, il est écrit que ces enfants raffolent d’histoires, rangent leur chambre, mangent de tout, et respectent l’heure du coucher car c’est le moment où ils ont rendez-vous avec les créatures les plus extraordinaires.

On dit que leur sourire et leur imaginaire ne les quitteront jamais plus et qu’à l’école, ils inventeront des contes qu’ils vous narreront un jour.

 

Isabelle Robert, que seuls les enfants ont vue, (pas leurs parents) vous délivre ici la MORALE du conte :

 Les elfes existent bien mais elles ne se montrent qu’aux enfants sages.